Accueil des forums Inscription au Forum franco-lusophone Transférez-nous vos images nous les hébergeons ! Transférez-nous vos fichiers sons, vidéos, docs divers... nous les hébergeons ! Accès direct au tableau de bord/ Connexion

Précédent   Forum - Portugal-Tchat.com > Catégorie principale > Info & Actualité
Info & Actualité Notícias & Actualidade

Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
Re : L'Europe et vous?
Vieux
  (#46 (permalink))
Jeune gourou
laurent is on a distinguished road
 
Avatar de laurent
 
Connecté
Messages: 159
Date d'inscription: juillet 2008
Localisation: Belgique Charleroi (pour le moment)
Âge: 30
Par défaut Re : L'Europe et vous? - 22/08/2008, 18h35

tu oublie la surproduction qui part 9x sur 10 a la poubelle

et la ça me choque on sait qu'i y a une sur production de matiere premiere et ce sont de gros quota...

pourquoi ne pas en faire profité le monde plutot que de le mettre a la poubelle parce que ça ne rapporte rien je trouve ça totalement absurde comme mentalité

a ça vient s'ajouté les contrainte internationnale si c'est moins cher au brezil pourquoi ne pas acheter la bas ... parce que c'est anti européen bah désoler quand les entreprise remarqueront que c'est moins cher ailleurs il diminueront les prix , le cout de la vie va descendre et les gens arreteront de se plaindre mais encore une fois il faut faire des concessions mais personne ne veut lacher son ptit bout de terrain ...


bien à vous

   
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!Spurl this Post!Reddit! Wong this Post!
Réponse avec citation
Publicité
Re : L'Europe et vous?
Vieux
  (#47 (permalink))
Membre suprême
anibal is on a distinguished road
 
Avatar de anibal
 
Déconnecté
Messages: 740
Date d'inscription: juillet 2008
Localisation: Maisons Laffitte
Âge: 31
Par défaut Re : L'Europe et vous? - 22/08/2008, 20h45

Un rapport public de prospective économique établi, sous la direction d’Eric BESSON, à la demande du gouvernement FILLON, fait le point de manière assez décapante sur la situation. Je le tiens à la disposition de ceux qui voudraient aller + loin sur le sujet (je rechercherai le lien de téléchargement et en attendant je peux vous l’envoyer par E-mail en version PDF).

Quelques chiffres pour être concret.

Aujourd’hui, 65 % du commerce en Europe est « intra communautaire » et l’Europe est le plus grand marché de consommation au niveau mondial. Nous fabriquons aussi la mondialisation parce que tel ou tel groupe européen décide de faire fabriquer moins cher dans tel ou tel pays. Si une vraie norme de préférence communautaire incitait financièrement la production en Europe, les groupes n’iraient pas se fournir en Chine pour un certain nombre de produits car il n’y a pas qu’une question de coût de main d’œuvre.

Exemple vécu : j’ai acheté un imper de marque X en 2005. Prix : 550 € dans un magasin parisien. L’année suivante, lors d’un déplacement, Air France perd ma valise. J’ai donc dû racheter un imper en 2007 (l'assurance me l'a remboursée sur facture). J’ai repris un modèle la même marque dont j’ignorais qu’elle avait été racheté entre temps par un groupe chinois et la production totalement délocalisée en Chine.
J’ai payé un peu + cher. Curieux, non ?

Cela veut dire que l’on peut « orienter et diversifier» les flux financiers et les commandes auprès de certains pays, pour réduire leur capacité à capter des devises (par exemple en multipliant nos pays d’approvisionnement) pour rendre nos économies plus compétitives et moins fragiles vis-à-vis de X ou Y et moins exposée au risque A ou B. Il est vrai que les prix de vente pourraient s’en trouver + élevés mais la différence peut ne pas être très importante sur certains produits, comme le dit Laurent. Car il y a en fin de chaîne le prix maximum que le client peut payer et c’est ce qui fait le prix de vente, au-delà il est impossible de vendre. Ce qui veut dire que c’est surtout une question de course aveugle à la marge maximale qui est paradoxalement ruineuse. Et nous sommes par ailleurs inondés de produits de consommation « jetables » qui finalement ne sont pas d’une grande utilité, ni d’une grande fiabilité, comme le souligne Laurent.

Le risque de perdre des marchés avec la Chine est supportable et n'est pas anachronique (ou si c'est le cas, essayons de sauver du feu ce qui reste possible). En 2005, la France faisait autant d’export vers la Chine que vers le Portugal, c’est dire le poids de la Chine dans nos exportations ! En fait, nous vendons trois fois rien aux chinois qui en achetant quelques Airbus (qui devront être produits sur place) bénéficieront d’un transfert de technologies à titre gracieux. Si la Chine fait du commerce avec les autres pays émergents, elle ne gagne souvent pas d’argent, elle cherche avant tout à se placer comme fournisseur, pour casser la concurrence ou pour capter des approvisionnements en pétrole (BTP en Afrique qu’elle vend à l’Yuan symbolique grâce à une armée d’esclaves payés 1 euro par jour). Avec l'Inde et la Chine, on est dans une logique de guerre économique dans laquelle nous sommes perdants.

L’Europe, simple espace de libre échange, telle qu’elle existe, nous mène à notre perte car elle n’est pas un bloc unique mais un conglomérat d’Etats qui se livrent une concurrence entre eux avant tout.

Au point de départ, le projet d’Europe qui nous a été « promis» est une illusion car on nous a vendu en réalité « l’idéal du libre échange » en nous faisant croire que l’on poursuivait « l’idéal européen ».
Encore faut-il bien reconnaître que les vocables utilisés n’étaient quand même pas tout à fait trompeurs :
- Traité de la communauté économique du charbon et de l’acier,
- Traité des Communautés économiques européennes (passée ensuite au singulier)
- Traité de l’Acte Unique.

Le traité de l’Union européenne a opéré un transfert de compétences des Etats en matière économique et financière pour créer une monnaie unique pour faciliter les échanges. Mais on n’a pas voulu aller au-delà. C’est là l’erreur capitale de nos dirigeants d’alors qui a créé le carcan que nous subissons aujourd’hui. Car il fallait au contraire à ce moment + d’Europe pour faire les Etats-Unis d’Europe. La monnaie unique aurait dû s’accompagner d’un gouvernement politique et économique unique européen et exclure les pays qui n’ont pas souhaité participer à l’Euro à commencer par le Royaume Uni (car concrètement est-il cohérent qu’un pays qui ne participe pas à la monnaie unique puisse avoir un droit de véto sur la prise de décisions économiques indispensables à la politique économique des pays passés à l’Euro ?). Deuxième erreur : Mitterrand, Balladur, Chirac acceptant un élargissement aux pays de l’est sans réforme des institutions. L’Allemagne à l’époque demandait qu’on lui permette d’absorber l’ex Allemagne de l’est.

Aujourd’hui, la croissance économique européenne est uniquement fondée sur la consommation. Si on ne soutient pas la consommation, comme les Etats-Unis, on n’a plus de croissance et la chute sera forte et douloureuse.

Or le problème c’est qu’en Europe, on n’a pas de gouvernement européen, ce qui oblige à passer par le mécanisme de décision à l’unanimité des Etats, si l’on voulait adopter un plan de relance de l’économie européenne comme le suggère François Fillon (pour copier le plan de relance des Etats-Unis). Un seul Etat peut tout bloquer alors que les Etats-Unis ont pris des mesures de relance à plusieurs reprises depuis un an pour éviter le pire.

Aujourd’hui, face au spectre de la récession, il y a deux options possibles (il faut lire les économistes indépendants et pas les journaleux qui prétendent faire du journalisme économique et encore moins les banques qui n’ont aucune légitimité vu qu’elles ont créé la crise bancaire actuelle et qu’elles n’ont pas encore révélé l’ampleur exacte des créances douteuses dont elles cherchent à se défaire) :

OPTION 1. L’Allemagne change de jeu car sa force tient dans sa capacité à pouvoir choisir ses acheteurs : elle fabrique et vend des produits uniques qu’aucun autre pays n’est capable de produire. Si on donne la préférence communautaire, la demande serait européenne et elle vendra sa production (c’est donc assez neutre pour elle).

Mais il faut encore réunir plusieurs conditions:
- les 27 doivent trouver un consensus immédiatement sur un plan de relance (il est plus simple de convaincre tout le monde devant une situation de crise)
- une politique protectionniste passant par une vraie préférence communautaire et certaines barrières douanières (par exemple est-il normal d’importer des produits fabriqués ou cultivés avec des substances interdites en Europe ?)
- modération salariale, augmenter la productivité et la production en Europe et faire comprendre que l’on joue l’avenir de nos enfants !

OPTION 2. On continue à ne rien changer (car il est toujours plus facile de casser que de construire) et alors dans ce cas, il faut aussi expliquer à tout le monde que l’économie européenne toute entière peut s’effondrer de manière accélérée dans les 15 ou 20 prochaines années (c'est-à-dire demain), sous l’effet de la purge des mauvais crédits.

La France est empêchée de fonctionner sous le poids de ses dépenses colossales :
PIB marchand : 1500 milliards d’Euro
Dépenses sociales : 500 milliards d’Euro
Dépenses de l’Etat : 300 milliards d’Euro
+ 300 000 retraités de + chaque année
Déficit annuel des régimes de retraite chaque est passé de 5 à 7 milliards

Il faut donc aujourd’hui être clair vis-à-vis des citoyens.

Les cotisations qu’ils versent aujourd’hui leur garantissent-elles leurs droits futurs à pension de retraite de répartition ? La question se posait il y a 20 ans mais à l’époque le scénario était inquiétant mais il n’avait pas prévu le scénario actuel !

Si la stratégie économique en Europe consiste à ne pas soutenir la consommation interne européenne (alors qu’elle est la seule source de notre croissance) pour capter celle des pays émergents, notre système est voué au déclin.

Le nombre de personnes « actives » et la production en Europe ne suffiront pas pour faire face au règlement des pensions car nous n’aurons aucune croissance économique. Cela veut dire que ceux qui ont entre 20 et 45 ans doivent cotiser sans avoir la certitude de pouvoir toucher quelque chose ?

Qui dit baisse de la consommation européenne, dit baisse de la production en Europe. Même chose pour les services.

Même chose pour les dirigeants de TPE et PME qui aujourd’hui se voient accorder des prêts à moyen et long terme pour financer des investissements et des actifs durables, qui dans 20 ans, se seront dépréciés en grande partie ou ne trouveront pas preneur lorsqu’ils voudront les céder pour dégager un capital retraite.

En résumé, si rien ne change en Europe, évitons de placer nos billes en Europe et surtout pas dans des obligations d'emprunt émis par les Etats européens (qui risquent de se transformer en monnaie de singe) et réduisons au maximum nos cotisations obligatoires aux régimes obligatoires.


"Un problème sans solution est un problème mal posé. ".
Albert Einstein


Ensemble supportons notre champion national :
http://www.dailymotion.com/video/x36...on-du-portugal
   
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!Spurl this Post!Reddit! Wong this Post!
Réponse avec citation
Re : L'Europe et vous?
Vieux
  (#48 (permalink))
Membre suprême
marisa transport is on a distinguished road
 
Déconnecté
Messages: 694
Date d'inscription: juillet 2007
Par défaut Re : L'Europe et vous? - 22/08/2008, 21h13

Citation:
Envoyé par laurent Voir le message
tu oublie la surproduction qui part 9x sur 10 a la poubelle

et la ça me choque on sait qu'i y a une sur production de matiere premiere et ce sont de gros quota...

pourquoi ne pas en faire profité le monde plutot que de le mettre a la poubelle parce que ça ne rapporte rien je trouve ça totalement absurde comme mentalité

a ça vient s'ajouté les contrainte internationnale si c'est moins cher au brezil pourquoi ne pas acheter la bas ... parce que c'est anti européen bah désoler quand les entreprise remarqueront que c'est moins cher ailleurs il diminueront les prix , le cout de la vie va descendre et les gens arreteront de se plaindre mais encore une fois il faut faire des concessions mais personne ne veut lacher son ptit bout de terrain ...

Ben en fait on produit pratiquement plus cette céréale en France notamment (seulement 5% de nos besoins), et les multinationales qui mettent dans nos assiettes de "magnifiques" steack hachés surgelés mi viande - mi soja (exemple d'un produit parmi tant d'autres, puisque le soja très riche en protéine est devenu une base essentielle) achetent déjà ce produit au meilleur prix en amérique du sud, et gonflent leurs marges au passage en le revendant transformé en europe, à un prix qui te sembles déjà le moins cher du rayon surgelé de ton hyper.
   
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!Spurl this Post!Reddit! Wong this Post!
Réponse avec citation
Re : L'Europe et vous?
Vieux
  (#49 (permalink))
Membre suprême
marisa transport is on a distinguished road
 
Déconnecté
Messages: 694
Date d'inscription: juillet 2007
Par défaut Re : L'Europe et vous? - 22/08/2008, 22h58

Anibal,
J'avoue que le fait que l'Europe soit "le plus grand marché de consommation au niveau mondial" me surprend beaucoup... Encore une idée reçue qui tombe sur les états unis.

Si la préférence communautaire était mise en place, les prix grimperaient. Parce que nous ne savons pas produire moins cher. Si c'était le cas, beaucoup d'entreprises ne seraient pas délocalisées.
Les efforts salariaux qui pourraient être consentis ne le serons pas. Et on ne peut pas sous-estimer ce poste.
Sur un produit de menuiserie produit en France par une PME (mettons une commode par exemple produite par une petite menuiserie industrielle) dans le meilleur des cas, 30% du cout de revient est directement lié à la main d'oeuvre.
(Pour le cas de ton imperméable, une entreprise chinoise n'a, à mon sens, aucune raison de vendre ce produit à un prix inférieur à celui auquel tu es prêt à acheter une grande marque, malgré que ses couts de production soient peu élévés pour du haut de gamme)

Je ne vois pas bien nos salariés accepter de rogner leurs salaires encore et encore. L'écart est trop grand avec les pays auxquels nous achetons nos biens de consommation actuellement.
Et avec quoi consomerions nous ?

Orienter différement le choix de nos fournisseurs comme tu le suggères, et consommer différement me semble plus plausible, pour peu que les mentalités évoluent effectivement.

Mettre en place ce systeme de préférence communautaire ne peut pas aller sans enfin trouver un mode de fonctionnement fédérateur pour l'Europe, je suis d'accord avec toi, mais aussi une égalisation des niveaux de vie entre chaque pays de l'union (vers le haut ou vers le bas ?).
Sinon, la prochaine marche sera la préférence nationale (personnellement j'ai du mal avec ce concept !)
Effectivement, exemple vécu : transporteur français, j'en ai assez de me faire piquer les marchés par des entreprises tcheques ou lituaniennes qui ont 4 à 5 fois moins de frais que moi.
Donc, soit je m'installe en Estonie, et mes impots et taxes diverses vont nourrir un autre état plus accueillant. Soit les règles commerciales doivent être les mêmes pour tout le monde.
Pour ce qui est de l'Allemagne, nul doute qu'elle fera ce qui sera au mieux de ses intérêts, charge à l'élaboration d'un véritable projet économique européen de la convaincre.

Je ne sais pas ce que tu entends par "Si une vraie norme de préférence communautaire incitait financièrement la production en Europe, les groupes n’iraient pas se fournir en Chine pour un certain nombre de produits"
S'il est encore question de subventionner telle ou telle entreprise pour qu'elle reste en Europe, je trouve ça aberrant. Qui paye ? S'il s'agit de prouver aux entreprises l'intérêt économique à rester en Europe, s'il y en avait eu un, elles seraient restées... Que leur proposer de neuf ?

Pour la rénovation de notre système de cotisation et de prise en charge sociale, des retraites... encore un vaste sujet...

Encore une fois, je vois peut être les choses par le petit bout de la lorgnette et ce n'est que mon petit point de vue de citoyenne de France, d'Europe et du monde.

A bientôt,
Isabelle
   
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!Spurl this Post!Reddit! Wong this Post!
Réponse avec citation
Re : L'Europe et vous?
Vieux
  (#50 (permalink))
Membre suprême
anibal is on a distinguished road
 
Avatar de anibal
 
Déconnecté
Messages: 740
Date d'inscription: juillet 2008
Localisation: Maisons Laffitte
Âge: 31
Par défaut Re : L'Europe et vous? - 23/08/2008, 15h42

Bonjour Isabelle,

Je vais m’ efforcer de répondre point par point, en précisant à titre liminaire que dans l’idée d’un gouvernement économique et politique européen, il faut que les Etats adoptent des règles uniques en matière économique et en matière de prélèvements obligatoires (droits, taxes, impôts, cotisations sociales).

- L’UE, c’est un marché de 500 millions de consommateurs, contre 300 millions aux Etats-Unis (EUA)

- sur la préférence communautaire (rien à voir avec le concept nauséabond de préférence nationale). Les européens ont accepté une monnaie unique avec le transfert d’un certain nombre d’éléments de souveraineté économique et financière. On se trouve dans un espace sans frontières intérieures qui « attend » de devenir un Etat à part entière. Il y a désormais un « ciment » qui dépasse les nations européennes.
On a atteint un tel niveau dans ce processus que si on reste bloqué à l’échelon intermédiaire actuelle, c’est ériger en règle les soins palliatifs alors que les traitements existent.

- la préférence communautaire = hausse des prix ?
Tu soulèves un problème celui du coût de la main d’œuvre en Europe. C’est la raison pour laquelle il faut que les entreprises soient soumises aux mêmes taux de prélèvement en Europe.
Le problème en France, c’est le poids excessif des prélèvements obligatoires de manière générale (la France est au premier rang des pays de l’OCDE, suivie de la Suède) et en particulier du poids des charges sur les salaires. Si l’on met de côté les salaires inférieurs à 1,6 fois de SMIC mensuel, lorsqu’un salarié touche 30 avant IR, il en coûte 100 à l’entreprise. Si l’on considère que le taux moyen d’imposition du salarié est de 28 % (je prends un taux médian), on voit que l’Etat est un ogre et en plus un panier percé en déficit !
Une réforme profonde de l’Etat est indispensable car depuis 20 ans on ne crée plus d’emploi en France. Ce sont les TPE et PME qui créent et assurent l’essentiel de l’emploi. Elles sont écrasées par les charges et ne peuvent pas créer des emplois.
Alors que fait-on devant un Etat qui ne se réforme pas ? On délocalise par facilité. Le système est l’inverse d’une courbe vertueuse.
Avec des charges moindres, on peut produire moins cher, davantage. Plus on défend la production en Europe et plus on augmente la capacité contributive de chacun aux finances publiques. Les prix sont en définitive faits par le consommateur (il n’en est pas toujours conscient) par le prix qu’il est prêt à payer.

-sur l’incitation financière des entreprises
Incitation financière au sens où je l’entends, n’est pas à comprendre au sens de « subvention » (en parlant de subvention, il faudrait également supprimer les subventions à l’agriculture, mais c’est un autre débat). Les moyens d’intervention financière sont du ressort de la politique fiscale et du législateur : ECO TAXE, TAXE CARBONE, exiger que les produits importés soient produits selon les mêmes normes sanitaires et techniques qu’en Europe.
Exemple : en France, un producteur de pommes ne peut pas utiliser tel ou tel produit phytosanitaire (en fait pesticide). Mais, telle centrale d’achat d’une chaîne d’hypermarché peut importer des pommes d’Argentine ou du Maroc où ces produits sont utilisés de manière intensive. Même chose dans la production de vêtements, électronique, etc…
N’oublions pas que la mondialisation, ce sont nos « vendeurs » qui maîtrisent toute « la chaîne ». Donc on a un levier très fort sur les flux. Et aujourd’hui au-delà des coûts de la main d’œuvre, la délocalisation est un échappatoire pour l’application de corps de normes auxquelles un opérateur européen est soumis.
Une grande majorité de produits importés hors UE ne sont pas facturés dans leur pays d’origine mais passent par des circuits financiers sophistiqués pour arriver à des prix que l’on pourrait produire en Europe. Sais-tu quel est le pays qui « en données comptables » est le principal producteur de bananes ? Les gens sont surpris.

- sur l’harmonisation des charges et des salaires.
Il faut arriver à des taux de prélèvements identiques en Europe. Les rémunérations c’est plus délicat. En France, les salaires ne sont pas les mêmes à Paris, Sarguemines, Marseille ou Rodez.

- concernant le transport en Europe c’est effectivement la jungle. (Tu fais quoi exactement dans le transport : transporteur B to B, transporteur B to C ou commissionnaire ?)
Pour ce qui est des écarts de coûts, je comprends que ton souhait ne soit pas d’aller t’installer dans les pays baltes. Un opérateur en France pour résister doit déjà mettre en œuvre toutes les solutions d’optimisation possible pour écraser les prélèvements pour supporter le coût du pétrole.
Et en matière de transport intra communautaire le système est difficilement perfectible mais une rémunération minimale est nécessaire. Si le coût du transport remonte, le transport international devient plus cher et rend la production sur place plus intéressante. En Lorraine, la dernière boîte de fabrication de téléviseurs a fermé en 2004 pour délocaliser en Turquie. Aujourd’hui l’usine réouvre en Lorraine en raison des coûts élevés de transport et de chaîne logistique depuis la Turquie. Un certain nombre d’emplois détruits ont été rétablis. Cet exemple permet de pointer le risque c’est une perte de certains savoir faire en Europe, et le risque de consolidation des positions monopolistiques de l’extérieur.
Dans la situation ultra permissive actuelle, chaque groupe fait selon son intérêt, mais il y a des équilibres qui sont indispensables (autonomie alimentaire, etc,…) déjà que l’on ne dispose pas d’autonomie énergétique.

Il faut un peu de prospective pour comprendre les enjeux d’aujourd’hui et de demain et réfléchir à ce qui devrait être, grâce à nos expériences respectives, en essayant de voir ce qui doit être changé et ne pas nous laisser facilement induire en erreur par les intellectuels et journaleux "officiels" (Minc, BHL & consorts) qui appointés par ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change (et qu’ils conseillent par ailleurs), martèlent que l’on ne peut rien changer au cours des choses.

En attendant, il faut comme tu le dis essayer de s’adapter mais on ne le peut pas comme il le faudrait car on n’a pas les moyens de le faire comme il le faudrait. On est dans une situation tout aussi peu favorable que celle de Sisyphe dans le Tartare.
Selon tes activités, il y a des solutions efficaces de réduction des coûts à l’Ouest de l’Europe sans besoin d’aller à l’Est... l’échiquier financier européen est mon quotidien.

Ai-je répondu sur les différents points, Isa ?
Je poursuivrai cette discussion ave plaisir,
Bien à toi

Anibal


"Un problème sans solution est un problème mal posé. ".
Albert Einstein


Ensemble supportons notre champion national :
http://www.dailymotion.com/video/x36...on-du-portugal
   
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!Spurl this Post!Reddit! Wong this Post!
Réponse avec citation
Re : L'Europe et vous?
Vieux
  (#51 (permalink))
Jeune gourou
laurent is on a distinguished road
 
Avatar de laurent
 
Connecté
Messages: 159
Date d'inscription: juillet 2008
Localisation: Belgique Charleroi (pour le moment)
Âge: 30
Par défaut Re : L'Europe et vous? - 12/10/2008, 08h28

Tient, ça fait un moment que je ne suis plus venus vous embêter sur ce poste

alors, il fallait que je remédie a ça

Je viens, aujourd'hui, vous parler du pouvoir d'achat, sujet d'actualité et qui intéresse tout le monde.

Petit cours d'économie pour commencer: (ne vous y fiez pas j'étais nul dans ce cours Mdr)

qu'entend-on par pouvoir d'achat?

Et bien, là, la réponse est simple c'est ce qui fait qu'on peut faire des achats sans trop grever notre budget. En d'autre termes le coup de la vie ou encore la valeur des choses.

Pour avoir du pouvoir d'achat, il n'y a pas 36000 solutions, aussi bête que ça puisse paraître pour recupérer du pouvoir d'achat il faut acheté... ou produire...

Je m'explique: En fait, les entreprises ont des employés, des frais d'électricité, gaz, eau, location de bâtiment, etc.
Aussi, tout ça se paie, mais, pour payer, les entreprises doivent avoir de l'argent pour avoir de l'argent bah on ne peut que compter sur les acheteur de matière...

hors, si nous, acheteurs, nous ne faisons pas l'effort d'acheter (même si c'est cher) les entreprises vont devoir augmenter leurs prix pour continuer à payer leurs frais...
Donc, les prix vont grimper en permanence et il arrivera un moment ou nous ne pourrons plus acheter de quoi nous nourrir parce que ce sera trop cher..


Jusque la vous me suivez?...

bon je continue mon raisonnement


Si nous continuons à acheter, les entreprises pourrons payer les employés et avec le temps embaucher de nouveaux employer (peut être vous qui sait) les prix vont baisser ou du moins devenir raisonnable et ce sera abordable pour tout le monde...


Maintenant, si vous devenez producteur et bien vous pourriez profiter déjà de votre propre production, ensuite, vous allez créer de l'emploi (je l'espère pour vous lol ).Donc, vous augmenterez le pouvoir d'achat pour vous, mais, aussi, pour vos employés (ne voyez pas trop grand dés le départ si non vous risquez vite de jouer au sous marin et coulé)
Encore une fois pouvoir d'achat augmenté donc vous et vos employés vivrez un peu plus confortablement...


En conclusion, si les gens arrêtaient un peu de se plaindre et dire "ça va pas" et plutôt lutter intelligemment contre cet écroulement financier, tout le monde finirait par trouver son compte.

Alors ferez-vous partie des gens qui se plaignent ou ferez vous partie des gens qui relèveront la situation?


bien à vous

   
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!Spurl this Post!Reddit! Wong this Post!
Réponse avec citation
Réponse

Liens sociaux

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

Les balises BB sont activées : oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are oui
Pingbacks are oui
Refbacks are non
Navigation rapide