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Discussions générales, on parle de tout et de rien ... Discussões gerais, fala-se de tudo e de nada...
PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI....
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Cheval
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PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
19/04/2009, 17h39
AD GLORIAM AD HONORES AD PATRES
HIC JACET IMPERIUM NOSTRUM
PORTUGAL TON EMPIRE ... TU N EST PLUS L OMBRE DE TON EMPIRE..
QU A TON FAIT DE TOI?
PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI....
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Cheval
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
08/05/2009, 23h53
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Cheval
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
10/05/2009, 16h30
L'Abolition de l'esclavage
un livre interessant sur la puissance du portugal au 17 et 18em siecle,
les fortunes que firent l'esclavage et leurs traite aidé par les autoctones, l'administrations des terres de l'outremer, et la dureté des maitres portugais vis a vis des esclaves, le negoce des esclaves pour l'amerique et le bresila la demande des grands propriétaires terriens qui ne trouvaient pas de main d'oeuvre,
la critique des autres nations qui jalousait le portugal en créant des lois anti esclavages contres les portugais "alors que ces memes nations profitait du travail des enfants de leurs populations pauvres qui des l"age de 8 ans devais travailler dans leurs usines et manufactures a textil,
et autres que ce soit a liverpool ou dans le nord de la france
ou creaient des lois, pour appréhender des marchandises ou des bateaux des portugais
mais allaient fournir de l'alcool et des armes aux rebelles pour expulser les portugais de leurs comptoirs a fin de prendre leurs place...
c'est ainsi qu'apparu casamance au senegal !
faire un lien
L'Abolition de l'esclavage - Google Recherche de Livres
un fait interessant et historique ! les descendants de ces esclaves de nos provinces de l'outremer sont aujourdhui devenus nos maitres !
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Serpent
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
11/05/2009, 16h04
Bonjours
Puisqu' on parle de l histoire ici j ai été surprise il y a 15 jours j ai reçue une correspondante de ma fille qui venais de Slovaqui et a ma grande surprise ont parlais de l histoire et moi je parlais de l histoire Portugaise et c est laquelle ma répondue que là bas ils apprennent l histoire du Portugal Elle ma parler de Vasco de Gama
Alors quand France vous demander a des jeunes qui est Vasco de gama ou autre Ils ne savent pas
Voila c était pour dire qu il y a des pays ou ont est un peu connu
A bientôt
******La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer******
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Cheval
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
11/05/2009, 16h44
Alors quand France vous demander a des jeunes qui est Vasco de gama ou autre Ils ne savent pas
bonjour Mado69
he oui c'est notre mondialisation qui veux ça,
beaucoups de jeunes arrivent en 6eme ils ne connaissent meme pas l'europe,
encore moins les pays du monde, beaucoups , et je dirais beaucoups
savent a peine lire et ecrire, et encore moins compter !
quand je pense com rigolais de nos anciens avec la quarta classe ou avec
le certificat d'etudes, mais quant ils sortaient de la quarta classe au portugal
ils connaissaient les rivieres et les lignes du chemin de fer du portugal par coeur !
et question lire et ecrire ils étaient sauvés,
en france idem, dans les années apres guerre aux années 70
le gars qui avait un certificat d"etude pouvais travailler !
il savait lire, ecrire, compter, faire des problemes regles de trois, toutes les problemes de geometrie, et beaucoups faisaient a peine des fautes d'ortographe,
aujourdhui, c'est une autre histoire,
tu as les gosses arrivant en sixieme presque analphabetes, alors qu'ils ont eu 5 ans d"etudes et 6 ans en comptant la 6eme !
alors que c'est a cet age la que les cerveaux sont les plus adaptés a recevoir l'information !
tu as des profs qui ne sont pas motivés a enseigner,
tu as ceux qui font supporter leurs problemes de maisons aux gosses
tu as des profs dépressifs qui enseignent a des gosses deja fragilisés par les problemes familiaux et sociaux des parents
tu as des profs qui doivent supporter les problemes sociaux des familles a problemes,
tu as des profs qui sont tout a fais relaxes sur les questions de faire des dictés et faire reflechir les eleves a des problemes ou au raisonnement logique
tu as des profs qui ne connaissent meme pas les maths ou a peine, et ne donne presque pas de problemes a faire aux enfants,
tu as des gens haut placés payés pour donner des directives d'enseignement
et quant on regarde ces directives, c'est par exemple donner du cours de CE1 CE2 a des eleves de 6eme, pour rattraper le retard en lecture et en écriture;
deja tu as des profs qui sont pas adéptes des hautes technologies et dés qu"il faut utiliser un outil informatique, ils ont horreur ou ne savent pas !
il y a pas de mauvais éleves, il y a des mauvais professeurs !
cela ne m'étonne pas que les jeunes ne connaissent pas vasco de gama,
ou l'histoire du portugal dans les grandes lignes en france
la plupart des portugais et encore moins des etranger ne connaissent meme pas nos origines celtes,
romaines, germaniques et arabes !
et je te dirais mieux , il y a des jeunes qui n'ont jamais vu , un poulet vivant !
ils le connaissent que le poulet emballé du super marché qui n'a jamais vu la lumiere du soleil !
deja dans nos livres d'histoire au portugal;
les jeunes et meme pas les profs savent comment nous les portugais
nous avons perdus toute nos provinces ultramarines !
Dernière modification par duarte1 ; 11/05/2009 à 16h56.
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Cheval
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
11/05/2009, 18h30
*****Dans le monde , vous avez trois sortes d amis:vos amis qui vous aiment,vos amis qui ne se soucient pas de vous ,et vos amis qui vous detestent******
je dirais que je prefere ce qui me détestent , je sais que eux ils me trahirons pas !
jules cesar !
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Boeuf
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
11/05/2009, 18h50
Citation:
Envoyé par duarte1
*****Dans le monde , vous avez trois sortes d amis:vos amis qui vous aiment,vos amis qui ne se soucient pas de vous ,et vos amis qui vous detestent******
je dirais que je prefere ce qui me détestent , je sais que eux ils me trahirons pas !
jules cesar ! 
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Il faut rendre à César ce qui appartient à César ...Cette citation..j'entends
dire.. lol
je t'ai dit tu fais comme les pachas et les Rois maintenant...
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Cheval
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
11/05/2009, 22h06
salaam océana
je suis omer pacha  roi du couscous et de la chorba
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Cheval
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
12/05/2009, 00h00
LA PUISSANCE DU PORTUGAL DU 15 EME SIECLE AU 20 EME SIECLE
VOICI UN LIVRE INTERESSANT VU PAR UN ETRANGER
QUI CONDAMNE L ESCLAVAGE DONT LES PORTUGAIS FAISAIT COMMERCE
MAIS AUSSI DONNE UNE VISION DES TEMPS
ET DE LA RECONNAISSANCE DE L ESCLAVAGE EN CES TEMPS LA
PAR TOUTES LES NATIONS EUROPEENNES ET AIDEES PAR LES POPULATIONS
OCTOCTONES QUI PRATIQUAIS LA DISCRIMINATION ENTRE LEURS PROPRES
PEUPLES POUR LES REVENDRENT AUX TRAFICANTS BLANC
UN LIVRE INTERESSANT A COMMENTER
N HESITER PAS A DONNER VOS APRECIATIONS
L'Abolition de l'esclavage - Google Recherche de Livres
LIVRE VI
PORTUGAL1
Placé à l'extrémité sud-ouest de l'Europe, l'un des plus petits royaumes de cette partie du monde, le Portugal eut l'honneur d'être choisi par la Providence pour faire passer le reste du globe sous l'empire de la civilisation européenne. On sait quelle brillante série de découvertes suivit, au commencement du quinzième siècle, l'intelligente initiative du grand prince Henry le Navigateur, l'un des fils du roi Jean Ier, qui commença sur le trône la dynastie d'Aviz, et transféra de Coïmbre à Lisbonne la capitale du royaume. Depuis 1415 jusqu'à la mortd'Henry, en H60, et après lui, Madère, les îles du cap Vert, les Açores, la Guinée, le Congo, furent comme autant de jalons sur la route qui devait porter Barthélemy Diaz (1486) au delà du cap de Bonne-Espérance, et Vasco de Gama (1498), puis Almeida et Albuquerque jusqu'aux Indes. Magnifiques entreprises qui valurent au Portugal, avec un honneur immortel, d'immenses possessions bientôt accrues par la découverte du Brésil (1500) et par la concession de Macao (1557).
1 V. l'intéressant ouvrage, publié par M. Charles Vogel, sous ce titre : le Portugal et ses colonies. Paris, Guillaumin, 1800.
Le Portugal fut quelque temps l'avant-garde de la civilisation chrétienne à la conquête du monde. Les souverains Pontifes encourageaient et autorisaient ses entreprises. Sixte IV le déclarait maître de toutes les terres- situées au delà du cap Boïador (1481), et Alexandre VI (1493) partageait, par une ligne imaginaire, le nouveau monde entre l'Espagne et le Portugal. Secondée pard'ad- mirahles missionnaires, la religion gagna plus d'âmes dans ces contrées, ignorées depuis la création, que le Portugal n'y acquérait de sujets. On vit une reine du Congo recevoir le baptême à Lisbonne, et, trois siècles après, Livingstone trouve à la côte d'Angucla on au Mozambique les ruines des vastes églises construites par les Jésuites, le souvenir d'un monastère de Bénédictins noirs et des peuplades qui se sont transmis l'art de lire et d'écrire qu'ils ont reçu des missionnaires.
C'est à ses combats contre les Maures que le Portugal dut le développement de ce génie entreprenant, militaire et religieux qui l'éleva si haut. Mais, corrompu par le contact des vaincus, il eut le malheur d'en recevoir un poison qui devait durer plus que ses victoires, il leur emprunta l'affreuse coutume de l'esclavage. Le premier, il donna à la chrétienté des peuples, et le premier, il lui rendit des esclaves. Le port de Lisbonne a été enrichi, l'empire du Brésil a été colonise par la traite, et de tous les établissements du Portugal sur les deux côtes d'Afrique, comme d'autant de portes d'un bagne gigantesque, on a vu pendant des siècles sortir des captifs enchaînés, conduits de force en exil.
La grandeur coloniale du Portugal n'est plus ; la suppression des Jésuites par le marquis de Pombal a détruit leurs missions, le christianisme a disparu comme le commerce, la traite a survécu. Supprimée en juillet 1842, elle dure toujours en secret. L'esclavage subsiste avec elle.
Le pays d'Henry le Navigateur possède encore des établissements en Afrique et en Asie comme autant de témoins de son ancienne puissance : en Afrique, les îles du cap Vert et la Sénégambie portugaise ou haute Guinée, les îles de Saint-Thomé et du Prince ; dans le golfe de Guinée, le gouvernement d'Angola et de Benguela, sur la côte occidentale; le gouvernement de Mozambique, sur la côte orientale; — en Asie, la province de Goa, le gouvernement de Macao.
Les îles du cap Vert avaient encore, en 1852, 5,659 esclaves sur 86,000 habitants. Les comptoirs sans importance, Bissao, Cacheu, Zenguichor, qui rappellent encore sur les côtes de la haute Guinée l'ancienne puissance du Portugal, maintenant dépouillé d'Arguin î l d'Elmina, servent de résidence, autour de forts mal défendus et d'églises en ruine, à quelques milliers d'Européens ou de chrétiens indigènes, servis par environ 1,500 esclaves. Des quatre îles du golfe de Guinée, deux, Fernando-Po et Annobon , appartiennent de droit à l'Espagne, defait à l'Angleterre, deux, Saint-Thomé et l'île du Prince, portent encore le pavillon portugais; 160 hommes de garnison s'exposent là aux rigueurs de saisons partagées entre les vents et la pluie, pour protéger la production d'un peu de cacao et de café, d'un peu de poivre, de gingembre et de cannelle, dont la culture et la vente occupent 12,253 habitants; 139 seulement sont blancs, 4,580 sont esclaves.
La basse Guinée, plus vulgairement appelée le Congo, est grande comme la France; 660,000 individus y vivent plus ou moins soumis à l'administration portugaise, dans les districts d'Angola et de Benguela, au milieu de près de deux millions d'indigènes indépendants. Cette lerre fut et est encore en partie chrétienne. L'instruction y fut répandue par les Jésuites, douze de leurs églises existent encore, et c'est aux Capucins italiens qu'on doit la grammaire et le dictionnaire de la langue binda. Mais la même terre fut aussi le plus grand foyer de la traite, et, dans sa principale ville, Saint-Paul de Loanda, où siége aujourd'hui une des commissions mixtes chargées de condamner les opérations de traite, on a vu encore en 1849 trente-sept négriers à la fois attendant leur cargaison sous la protection des mêmes forts qui servent maintenantà les surveiller, et payant une redevance pour chaque esclave au gouvernement qui maintenant les condamne. En 1856, il y avait encore là 65,000 esclaves sous la domination portugaise.
Il n'y en avait pas moins de 42,000 sur 62,000 habitants à la côte opposée de l'Afrique, dans le gouvernement général de Mozambique, dernier débris des vastes possessions du Portugal au seizième et au dix- septième siècle, lorsque, maître de la côte deZanguebar et de Mascate, il avait fait de Mélinde une florissante colonie.
Il ne faut pas chercher seulement la raison de la décadence de ces immenses possessions dans les obstacles que le climat oppose à la santé des Européens, car plusieurs points, notamment sur la cote orientale, sont sa- lubres, arrosés de cours d'eau, ombragés de forêts, peu piés d'animaux nombreux nourris par une terre fertile. La disproportion entre les ressources d'un petit royaume d'Europe et l'étendue de ses établissements, n'est pas non plus une explication suffisante; on sait ce que la Hollande afaitdeJava.Lesdeuxplaiesdel'Afriqueportugaise furent la mauvaise administration et la traite ; encore est-ce la traite qui a surtout corrompu l'administration. « A force de vendre des esclaves, dit M. Yogel ', on a dégarni les plantations, fait fuir les travailleurs, exaspéré la popula tion indigène,... et, par l'appât d'infâmes profits, fait de ces provinces un exutoire de la société portugaise. » Qui donc voudrait salir son nom en plaçant ses capitaux dans des entreprises si aventureuses et si honteuses? Si l'on disait que les nègres ne travaillent que par contrainte, on les calomnierait, car, dans cette partie de l'Afrique, dit encore M. Vogel2, « le mode d'exploitation par accord avec des noirs libres et salariés est celui par lequel on a toujours obtenu les meilleurs résultats. »
Nous avons cité ailleurs la lettre du pape Benoit à Jean, roi de Portugal, où il lui remontre que les traitements exercés par les chrétiens envers les malheureux esclaves leur font prendre en horreur le christianisme.
Ainsi, un même crime biise à la fois les trois instruments de toute civilisation , la religion , le travail, le capital. Débarqués, très-fiers de leur race et de leur civilisation supérieures, sur ces rivages lointains, les Européens chrétiens avaient la mission d'élever les misérables peuplades qui les habitent au-dessus de la polygamie, de l'idolâtrie, de la chasse aux esclaves, de la vente des hommes. Au lieu de les convertir, ilslesont imités; ils ont pratiqué l'esclavage, la traite, la polygamie et s'ils n'ont pas été idolâtres, s'ils n'ont pas adoré les faux dieux, c'est parce qu'ils n'en ont adoré aucun. Puis on s'étonne que quelques pauvres missionnaires, jetés entre de tels fidèles et de tels néophytes, n'aient pas transformé l'Afrique, et l'on s'écrie que les nègres résistent au christianisme! Oui, quand ils regardent les chrétiens.
L'avenir de l'Afrique portugaise est dans l'évangélisa- tion et dans l'agriculture. L'abolition de la traite, puis de l'esclavage, est le préliminaire indispensable de toutes deux. On l'a compris enfin. Après la traite, l'esclavage commence à être frappé.
Par un décret du 14 décembre 1854, et par une loi du 30 juin 1856 i, les esclaves appartenant à l'Etal, aux municipalités, aux établissements charitables de l'ordre
1 Reo. col., 1858, 20° vol., p. 385.
de la Miséricorde, dans toutes les possessions d'outremer, ont été déclarés libres, à condition d'un service limité, après leur libération.
Une loi du 25 juillet 1856 étend cette faveur aux esclaves appartenant aux églises.
Une loi du 5 juillet 1856 abolit l'esclavage dans une partie de la province d'Angola, savoir le district d'Ambriz «t les territoires de Cabinda et de Mélinda.
Une loi du 24 juillet 1856 déclare libres les enfants nés de femmes esclaves postérieurement à cette date, à condition de servir gratuitement les maîtres de leurs mères jusqu'à vingt ans; ceux-ci demeurent chargés de leur entretien. La même loi défend de vendre séparément une mère et son enfant âgé de moins de sept ans.
Deux décrets ont été rendus, à la même époque, pour déclarer libres tous les esclaves qui touchent le sol du Portugal, de Madère ou des Açores.
Enfin, le 25 août 1856, sur la déclaration du gouverneur général de Macao, Timor, Solor, Goa, que l'esclavage avait disparu de fait dans l'Inde portugaise, le gouvernement a donné ordre de le déclarer aboli de droit.
Aucune loi n'a encore supprimé l'esclavage au Mozambique, dans le reste de la province d'Angola, ni dans la haute Guinée et les îles du golfe de Guinée. Il est en outre bien difficile d'affirmer si les lois que M. de Sa da Bandeira a eu l'honneur de contre-signer sont promulguées et exécutées sur la côle d'Afrique.
On voit que, lorsqu'à la fin de 1857 le gouverneur général de Mozambique fit arrêter par une goelette portugaise le navire français le Charles-el-Georyeti, chargé d'émigrants libres, fit condamner le capitaine à deux ans de fer, saisir le navire et retenir les nègres, on voit que ce gouverneur scrupuleux était l'agent d un gouvernement dontla conversion à la grande cause de l'abolition de l'esclavage était fraîcbe, et encore peu complète.
Espérons que le premier pays chrétien qui ait eu des esclaves, depuis le moyen-âge, ne sera pas le dernier à y renoncer entièrement. Espérons que le Portugal se servira des établissements qui lui restent sur les deux côtes de l'Afrique pour travailler enfin à convertir et à civiliser un continent qu'il a presque seul tenu dans ses mains pendant plusieurs siècles, sans profit pour ce malheureux pays, ni pour la métropole, ni pour l'humanité
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Cheval
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Re : PORTUGAL IMPERIO? JA NAO ES IMPERIO..QUE FIZERAM DE TI.... -
12/05/2009, 00h01
VII
LE BRÉSIL'
Au nombre des colonies du Portugal, on aurait, au commencement de ce siècle, cité d'abord la plus belle, la plus vaste, la plus riche, le Brésil. Indépendanl depuis 1822, cet immense empire est l'un des principaux foyers 1le l'esclavage à notre époque.
L'Amérique du Nord possède la plus puissante république du monde, les États-Unis. L'Amérique du Sud appartient en grande partie au Brésil, l'une des plus florissantes monarchies de l'univers, seul État monarchique, seul État florissant, au milieu de dix États républicains1. L'Union est une branche vigoureuse de la race saxonne,
1 Le Brésil, par M. Charles Reybaud, 1856. — Le Portugal et ses colonies, par M. Vogel, 1860. — Le Budget du Brésil, par le comte de Stratten Ponthos. — Le Brésil, par M. Percirada Silva, Revue des deux Mondes du 15 avril 1858. — A travers F Amérique du Sud, par F. Tlabadie. Sartorius, 1859. — Histoire du Brésil, par M. Ferdinand Denis.
* II serait injuste de ne pas signaler le Chili comme un État florissant. du Chili, par M. l'abbé Eyzaguire.
le Brésil est un rameau plein de séve de la race latine; la première est une nation protestante, le second une nation catholique. Toutes deux, au nom de la liberté commerciale, ont rompu le lien qui les attachait à une métropole européenne, et la première, depuis 1787, la seconde, depuis 1822, n'ont pas cessé de grandir. Si l'on s'arrête surpris devant les gigantesques destinées des États-Unis, comment ne pas assigner aussi un incalculable avenir au Brésil, grand comme l'Europe1, déjà composé de vingt provinces, dont seize ont des ports sur l'Atlantique, provinces où la végétation de^ tropiques et les cultures de l'Europe se partagent la surface d'un sol, riche en métaux, eu or, en diamants, et arrosé par d'immenses fleuves, affluents ou rivaux de cette Amazone qui, après un parcours de treize cents lieues, arrive à la mer, large de soixante-douze lieues. Huit millions d'habitants, sur cette terre comblée des dons de Dieu et qui pourrait en porter 150 millions, vivent à l'abri d'une constitution libre sous un gouvernement populaire. Depuis la déclaration d'indépendance en 1822, ce peuple a traversé la guerre avec la métropole, la guerre avec les pays voisins, la guerre intérieure des partis, et cependant les recettes sont en progrès, les importations ont triplé, les exportations croissent chaque année3, quatre lignes de bateaux à vapeur montent et descendent l'Amazone, d'autres desservent les côtes, d'autres relient le Brésil à l'Europe, on construit des chemins de fer, on améliore les rivières et les routes, et dans la ville de Rio-Janeiro, dont les enfants étaient forcés, il y a quarante ans, d'aller prendre leurs degrés à Coïmbre, aujourd'hui 300 mille habitants ont des colléges, un institut, des églises, des hôpitaux, des sœurs de la charité, des journaux, des écrivains, des poètes. Ce siècle aura vu naître et grandir sur un même continent, au nord et au sud, deux États plus vastes et bientôt aussi puissants que les plus anciens États de la vieille Europe.
1 Près de 8 millions de kilom. carrés, du 4* au 33* degré de latitude du Nord au Sud, du 57° au 73* degré de longitude de l'Est à l'Ouest.
a Citons un seul fait. Le café fut introduit au Brésil en 1774; en quatre ans, 1834-1838, ce pays n'avait exporté que 657,575 sacs; en cinq mois, janvier-mai 1859, il a exporté 687,704 sacs. 11 produit 178 millions kilog., plus de moitié de la production totale du café (338 millions kilog.) sur le globe. (Hwit's merchanfs magazine.)
Par malheur, tous les deux, encore trop semblables en ce point, conservent des esclaves, près de 4,000,000 aux États-Unis, plus de 2,000,000 au Brésil. Rio-Janeiro seule avait, en 1850, 110,599 esclaves sur 266,466 habitants, et, en tenant compte du nombre des noirs libres et des mulâtres, la race africaine l'emporte en nombre sur les races blanche et brésilienne.
Depuis leur apparition sur la terre brésilienne, les Européens ont asservi les Indiens, et, longtemps a près les mesures d'affranchissement décrétées par le gouvernement, en 1570, 1647, 1684, ces malheureux demeurèrent esclaves, jusqu'en 1755; les Africains le furent après eux, le sont encore, le seront peut-être longtemps.
Les 2,000,000 Africains, esclaves au Brésil, y ont été apportés par la traite ; nul pays ne s'est livré à ce commerce odieux plus activement, plus obstinément.
Le Portugal s'était engagé envers l'Angleterre, par un traité du 22 janvier 1815 à l'abolition de la traite; le Brésil, par un autre traité du 23 novembre 1826, avait renouvelé les mêmes engagements. Or, en 1839, M. Buxton1, s'appuyant sur des documents officiels, évaluait à 80.000 environ le nombre des esclaves importés à Rio, Bahia, Pcrnambouc, Para, chaque ;mnée. En 1844, les consuls anglais constataient que la traite n'avait pas diminué2. C'est à cette époque que l'Angleterre par un bill de 1845, violant le droit des nations au profit du droit des hommes, déclara les négriers brésiliens justiciables des autorités anglaises, et un long conflit diplomatique, appuyé par des démonstrations énergiques^ menaça le repos du Brésil. Une loi du 17 juillet 1850,. qui assimile la traite à la piraterie, est enfin le signe d'intentions meilleures3. L'Empereur, dans un discours du 4 septembre 1852, déclare que la traite peut être regardée comme éteinte. Une Société contre la traite et pour la colonisation libre se forme sous son patronage (1855)% et la même année, le 14 mai, le ministre des affaires étrangères, M. de Souza, peut annoncer que 700 noirs seulement ont été importés en 1852, mais il avance en. même temps que l'importation avait atteint:
50.324 en 1846
56,17-2 — 1847
60,000 — 1848
54,000 — 1849
1 On the .slave trade, 1839, p. 12.
* Rev'. coi.', 1855, p. 78.
sRev. col., 1850, 5, 213.
'Ibid., 1832, p. 357; 1853, p. 307.
Depuis lors, la traite diminue, mais cependant elle vit toujours; qu'un navire sur cinq arrive à destination, et l'affaire est encore bonne ; la surveillance est difficile sur i ,200 lieues de côtes. Aussi, pi us cachée, pi us cruelle, plus active, la traite continue à alimenter l'esclavage au Brésil, comme à Cuba, comme aux États-Unis; l'esclavage et la traite sont deux complices qui ne seront exécutés que le même jour.
Que dit-on au Brésil pour justifier l'esclavage?
Que l'Amérique méridionale est presque entièrement dépourvue d'habitants, que, pour la peupler, il faut le secours de l'immigration, que le climat ne permet le travail qu'à la race africaine, que pour la fixer à la culture d'une portion de la terre, il faut l'y contraindre par la force. On ajoute que les planteurs brésiliens prennent un grand soin de leurs noirs, modèrent leurs travaux, s'abstiennent presque toujours de châtiments corporels, règlent avec une humanité intelligente leur régime alimentaire et hygiénique. On affirme que l'abolition de l'esclavage tarirait toutes les sources de la richesse agricole et serait pour l'empire un immense bouleversement, presque un suicide1. On espère cependant qu'un jour viendra où le Brésil ne portera plus que des hommes libres, ce sera le jour où les colons auront afflué. Reprenons sommairement ces motifs.
Le climat est une mauvaise raison. Le Brésil présente tous les climats; qu on se borne à cultiver les régions voisines de l'Équateur par des Africains, mais des Afri
1 Ch. Reybaud, Le Bresil, ch. v, p. 187.
cains libres, moyennant des engagements, comme on cultive la Guyane anglaise, ou une partie de l'orto-Rico. Dans les trois quarts de l'empire, la race blanche ou indigène n'a rien à craindre du climat. Est-ce qu'on ne se sert des esclaves que sous l'Équateur? Est-ce qu'on ne les emploie qu'à la culture? Nous avons vu que Rio seul en contient plus de cent mille.
On espère peupler par l'esclavage un pays qui ne l'est pas. Partout la population noire en esclavage s'éteint peu à peu. C'est une loi de la Providence, et cette loi s'étend jusqu'à certains animaux, qui ne se perpétuent pas en captivité.
On craint un immense bouleversement. Si, comme on l'affirme, les noirs ont été bien traités, si l'on prend des précautions pour les retenir au sol par des engagements, et aussi par le triple lien de la propriété, en ne leur contestant pas leur case et leur jardin, de la famille, en encourageant leur mariage, de la religion, en favorisant leur goût pour l'instruction et pour le culte, qu'on ne craigne rien. L'exemple des colonies françaises elan- glaises prouve que la race noire est douce, casanière, civilisable. Elle a fui la terre, là seulement où le souvenir d'un dur esclavage lui en donnait l'horreur, là seulement où la transition n'a pas été ménagée avec prudence.
On espère que l'affluence des colons européens rendra un jour l'esclavage inutile. Il est loin, le jour où le Brésil aura reçu 100 millions d'habitants par cette voie. Mais les colons sont peu attirés vers les pays à esclaves; le nord de l'Amérique n'en reçoit-il pas plus que le sud? Les colons qui arrivent n'ont d'ailleurs rien de plus pressé que d'acheter à leur tour des esclaves. Les Français et les Anglais eux-mêmes, malgré la menace de perdre leur nationalité, rougiraient de se déclarer dans leur pays partisans de l'esclavage ; ils ne se font pas scrupule an Brésil de posséder des esclaves. L'arrivée des colons augmentera donc la demande des esclaves, à moins que l'abolition de l'esclavage ne précède leur arrivée.
Invoquons encore ici l'exemple de l'Amérique du Nord. Les Etats qui ont eu le courage d'abolir l'esclavage, quand il était peu étendu, ont traversé sans peine cette crise momentanée, et sont maintenantles plus florissants États de l'Union. Là où l'imprudente insensibilité des législateurs a laissé grandir le mal, on ne sait plus comment le déraciner. Que le Brésil redoute l'exemple des États du Sud!
Le pouvoir étant concentré, l'abolition de l'esclavage ne présente pas au Brésil les difficultés que rencontre !e Congrès des États-Unis. L'indemnité n'est pas un fardeau impossible à porter dans un pays dont les fmances et le crédit sont prospères. Elle peut se payer en partie par quelques années d'ajournement. Elle sera surtout très- diminuée si on applique à la lettre, ainsi qu'on en a le droit, les lois et les traités qui déclarent libres les esclaves apportés par la traite. Si l'on se livrait à une révision sévère de la manière dont les esclaves sont venus entre les mains des propriétaires, en resterait-il beaucoup dont la possession puisse être justifiée?
En résumé, l'origine du l'esclavage au Brésil est infâme. Son maintien est sans excuse. Son abolition est sans difficulté politique.
Elle aurait pour effet une charge financière, une crise agricole et commerciale, mais passagères, réparables; chaque jour de retard en augmente d'avance la gravité, bien loin d'amener la solution.
Si la suppression de l'esclavage est un coup porté à la richesse, sa continuation est un obstacle croissant à la morale ; entre ces deux éléments de la vie d'un peuple, il faut choisir, ou plutôt il faut savoir qu'un peuple sans vertu est bientôt un peuple sans richesse.
Or, on a beau dire que l'esclavage est assez doux au Brésil, qui a vu à Rio les noirs ivrognes, joueurs, voleurs et débauchés, qui a visité la Caza de Correcâo, qui a poussé jusqu'aux estancias du Sud, sait ce qu'il doit penser de la moralisation et du bonheur des noirs. Mais,, pour ne parler que des blancs, ils sont eux-mêmes les victimes de l'esclavage. Il produit là ce qu'il produit ailleurs, la corruption de la famille, la corruption delà justice, la corruption de la religion; or, quand ces trois- choses sacrées sont avilies, que reste-t-il? Je ne prétends point que les petites sociétés du reste de l'Amérique du Sud soient, hélas ! plus vertueuses et plus probes que 1» société brésilienne. C'est au contraire parce que celle-ci est la première, parce que l'avenir de ce pays a , je le crois, sa place marquée dans l'histoire, que je rougis de trouver à son front une tache qu'il porte seul, sur ce ma- gnifique et malheureux continent. Servir Dieu en possédant des esclaves, rendre la justice en possédant des esclaves, être père,être mari, en possédant des esclaves, voilà ce qu'un Européen chrétien du dix-neuvième siècle ne peut plus comprendre, voilà ce qui se voit au Brésil.
Heureusement un mouvement généreux dans les idées, un mouvement pratique dans les faits, permettent de concevoir une meilleure espérance. De grandes tentatives decolonisation européenne, après quelques échecs, ont pleinement réussi ; la colonie de Saint-Léopold dans le Rio-Grande do Sud, créée par le gouvernement en 1825, a maintenant plus de 12,000 habitants. Depuis 1845, l'empereur a fondé, à quelques lieues de Rio, la ville de Petropolis,qui a déjà plus de 5,000 habitants. Les particuliers ' ont établi des centres où les colons vivent satisfaits et dans l'abondance, comme ouvriers métayers, ou acquéreurs à crédit. Enfm la loi du 18 septembre 1850 qui crée un véritable cadastre, sépare le domaine public du domaine privé, et a autorisé le gouvernement à instituer une direction générale des terres publiques, ouvre à la colonisation, en déblayant devant ses pas toutes les difficultés de droit provenant des anciennes concessions ou sesmarias, un avenir immense. D'un autre côté, une Société, nous l'avons vu, s'est formée en 1853 à la fois pour la colonisation et contre la traite. En 1856, l'ambassadeur anglais, M. Scarlett, écrit à lord Clarendon « que le ministre,M. Paranhos, luiadit que c'était une résolution prise par le gouvernement d'abolir graduellement l'esclavage au Brésil, et que lui-même faisait partie d'une société nommée Ypiranga, protégée par l'empereur, formée en mémoire de l'indépendance du Brésil, et qui, à chaque anniversaire, affranchit solennellement des esclaves, en pleine église, devant l'empereur et l'impératrice. »
1 Notamment M. le prince de Joinville sur les terres de madame la princesse dona Francisca, sa femme. V. l'excellent chapitre de M. Reybaud, le Brest/, ch. v, p. 198, et le Rapport de M. Aube, Rev. col., 1847, n, p. 332.
* Correspondre wilh brilish and foreign minisien ad agents, rela- ting 10 the slave trade, 1857, classe B, n° 182, p. 171.
Ce mouvement généreux grandira, formons en l'espoir. Que le Brésil laisse les folles craintes et les misérables arguments à de chétives colonies, où il y a si peu de maîtres, si peu d'ouvriers, si peu de capitaux, si peu de produits, qu'un orage , un trouble dans la végétation, une faillite, un changement de régime, les mettent pour longtemps en souffrance. Mais une grande monarchie de huit millions d'habitants, intelligente, unie, vigoureuse, doit concevoir et accomplir les desseins que l'humanité commande, et il serait beau que les Latins de l'Amérique du Sud , abolissant résolument l'esclavage , eussent l'honneur de donner l'exemple aux Saxons de l'Amérique du iNord.
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